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Doulon-Gohards : la place du vivant et la préservation des sols

Espaces boisés au cœur du quartier Doulon-Gohards ©Roberto Giangrande

Le projet Doulon-Gohards entame une nouvelle étape (2024–2029) avec pour objectif de poursuivre la dynamique engagée autour de la « Ville Fertile », tout en s’adaptant aux défis de demain.

Le nouveau plan-guide élaboré par l’équipe de maîtrise d’œuvre (Atelier Georges, paysagiste, et LAQ, urbaniste), s’appuie sur cinq grandes transformations : laisser sa place au vivant et à la nature, s’engager pour les sols, favoriser des mobilités respectueuses de l’environnement, habiter autrement tout en préservant l’identité populaire du quartier et développer les filières de demain.

La place du vivant dans le projet

Sur les 180 hectares du site, 110 ha de zones naturelles seront préservés, restaurées et ouvertes en partie au public. Connecté aux parcs voisins et intégré à l’Étoile verte, le parcours ligérien donne toute sa place à l’eau et aux milieux naturels.

Près de 2 km de haies bocagères et de fossés viendront relier espaces naturels et cultivés, favoriser la biodiversité, apporter de l’ombre pour réduire les ilots de chaleur et structurer les espaces publics.

Les premières transformations ont permis la restauration écologique du ruisseau des Gohards et de zones naturelles, recréant des espaces naturels variés connectés à la vallée de la Loire et favorables à la faune et la flore, ainsi que la création de sentiers sécurisés vers le quartier et l’école Claire Bretécher.

Filières économiques et gestion durable de l’eau

Le projet anticipe les évolutions du quartier face aux enjeux écologiques et sociaux. Plusieurs actions sont engagées, notamment la préservation de la qualité des sols et des ressources en eau, ainsi que le recours à des filières économiques locales pour la construction et la rénovation.

Filières locales et bas-carbone

Dans le cadre des réflexions menées à l’échelle métropolitaine sur les filières bio-sourcées, certaines constructions et rénovations du quartier pourront être construites en utilisant du bois, du béton de chanvre, de l’isolant paille, etc.

La diversité des types de logements permettra de s’appuyer sur différentes filières d’éco-construction. Par exemple, la future crèche sera isolée avec du béton de chanvre et le Port des Arts Nomades (PAN) avec de la paille provenant de circuits locaux.

Les espaces publics seront conçus pour être sobres, durables et réparables.

Préservation et gestion des ressources en eau

« Les sécheresses menacent la santé des écosystèmes et nos modes de vie très dépendants à l’eau potable. Le projet assure l’alimentation des nappes en eau grâce aux eaux pluviales infiltrées dans les espaces plantés. En complément, nous étudions toutes les alternatives à l’eau potable pour arroser, nettoyer, alimenter les sanitaires (filtration des eaux grises, collecte séparatrice des urines, etc.) », explique Orlane Mottes de Zefco, bureau d’études environnement sur le projet.

En chiffres

Les 110 hectares d’espaces naturels accueilleront :

  • 43 % espaces boisés et naturels,
  • 27 % espaces cultivés,
  • 20 % zones humides sanctuarisées,
  • 10 % parc aménagé et équipements sportifs/culturels.

La carte du parcours ligérien

Connecté aux parcs voisins et intégré à l’Étoile Verte, le parcours ligérien constitue une véritable réserve de biodiversité. Enrichi par la trame verte et les milieux cultivés, il redonne toute sa place à l’eau et aux espaces naturels.

Mise à jour le 5 février 2026

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